EMILIE

Emilie est une fillette de 10 ans, mignonne et coquette. Au cours de ce séjour à la campagne, elle découvre la nature, les odeurs de foin coupé, les promenades dans les champs, les couchers de soleil, les animaux…

Emilie a élu domicile dans la grange de Mr et Mme Lavoine, le seul endroit abrité dans lequel sa taille lui permet d’entrer.

Elle est amenée à prendre sur elle, et trouver des repères dans ce milieu qu’elle juge parfois un peu ‘brut’. Elle revit en quelque sorte -  et les jeunes téléspectateurs avec elle -  la période où elle a dû quitter le cocon familial pour s’habituer à la vie scolaire, à une colonie de vacances. Plus de télévision, plus de magasins, plus de fast-food et obligation de manger des produits frais tous les jours… « Comment pouvez-vous vivre sans cinéma, sans magazines, sans galerie marchande ?! » demande-t-elle à ses hôtes. Emilie doit faire face chaque jour à de nouveaux défis, et se retrouver face à elle-même.

D’une certaine manière, Emilie est placée dans la situation d’une enfant qui devait passer des vacances en Tunisie au bord d’une piscine avec des copines de son âge et qui, changement de programme, se retrouve seule, accueillie chez l’habitant au fin fond de la Creuse.

Totalement ignorante de la vie à la campagne, des plantes et des animaux, elle pose souvent des questions incongrues (d’où vient le lait ? les coqs font-ils des oeufs ?...), et confond des choses qui peuvent paraître évidentes. C’est un des ressorts comique de la série.

Légèrement dégoûtée par la vie à la campagne, elle réagit le plus souvent avec un peu de snobisme.

Emilie est une fillette hyperactive, agitée, impatiente, ne tenant pas en place. Son rythme intérieur s’apparente à celui du zapping télévisuel. Elle a tendance à toujours vouloir savoir ce qu’elle fera après, quitte à ne pas bien profiter de ce qu’elle est en train de faire. Parmi ses défauts, on notera qu’elle est un peu capricieuse, voire tyrannique. Mais les travers de la fillette se révèlent plus touchants qu’agaçants, dans la mesure où l’on voit toujours clair dans son jeu et que ces tendances ne lui sont jamais profitables. Elle sera souvent grognon en début d’épisode mais se détendra chaque fois au cours de l’histoire.

Emilie a tendance à vouloir frimer en évoquant ce monde technologique qui lui manque tant, mais il se trouve qu’ici, les gadgets ou l’informatique, ça n’impressionne personne. D’ailleurs, elle se retrouve bien en peine d’expliquer à quoi cela sert vraiment, face à des gens qui vivent aussi différemment.

Sa coiffure : deux couettes amples, longues et effilées. On peut dire que la silhouette d’Emilie se voit de loin ! D’autant plus qu’elle mesure près de quatre mètres. Elle aurait sûrement préféré une taille plus proche de celle d’Elmer, mais cette taille et la force qui va avec (elle est aussi puissante qu’un tracteur) lui permettent de réaliser facilement des choses surprenantes et spectaculaires. Elle rend ainsi service aux autres et est gratifiée en retour par la sensation d’être utile : une sensation qu’elle découvre et qu’elle apprécie.

Les fermiers ont adopté Emilie comme un nouveau membre de la famille à part entière. En tant que telle, la fillette se doit de participer aux travaux de la ferme. Signalons que, sans le vouloir, Emilie agit comme un épouvantail sur les oiseaux. Mr Lavoine en est très content, mais l’idée d’être assimilée à un épouvantail ne plaît que modérément à la fillette. Elmer n’hésite pas à la taquiner sur ce sujet.

Il arrive également qu’Emilie arrange ou sauve des situations par ses seules connaissances. Astucieuse, elle peut dénouer un problème grâce à un bricolage lu dans un de ses magazines (exemple : téléphone avec deux boîtes de conserve reliées par un fil.)

Lorsque Emilie se rend au village, elle provoque inquiétude et effroi dans la population. La fillette est un peu considérée comme un animal de foire, ce qui est très nouveau pour elle qui croyait être la norme dans son monde.

Emilie a été inscrite par Madame Lavoine dans l’école du village voisin. Elle s’y rend chaque matin en montant à califourchon sur le car scolaire qui passe sur la route en contrebas. Dans le monde où Emilie se trouve, l’école ne dure pas toute la journée. Ainsi, elle a le temps de se promener dans la campagne en compagnie Elmer ou d’aider à la ferme.

Elmer se trouve dans la même classe qu’Emilie, car dans cette école campagnarde, les enfants de tous âges sont réunis dans  la même salle. Mademoiselle Sapristi est l’institutrice. Elle met un point d’honneur à considérer qu’Emilie est une élève comme les autres.

 L’école est surtout le théâtre de confrontations entre Emilie et Fiona, une fillette jalouse qui ne manque jamais une occasion de narguer notre géante. Heureusement, il y a Babette, une fille de la campagne extrêmement timide qu’Emilie a pris sous son aile. Elle a beaucoup d’affection pour cette fillette à qui personne ne parle et gare à ceux qui lui voudraient du mal.

 

ELMER

Elmer est un petit garçon de 7 ans. Pour Emilie, il représente le jeune frère qu’elle n’a jamais eu (car fille unique). Il écoute Emilie parler parfois des relations tendues avec sa mère, mais ne voit pas bien où est le problème. Il faut dire que pour ce jeune garçon, le monde est encore à sa taille.

Emilie transporte souvent Elmer sur le sommet de sa tête ou lui fait faire de la balançoire à la base de ses longues couettes nouées. Il est très admiratif de cette grande sœur et pas uniquement de sa force.

Il voudrait bien la consoler quand parfois elle craque, mais quand il débarque avec une soi-disant solution pour l’aider à rentrer chez elle plus tôt, c’est le plus souvent un peu à côté de la plaque.

Elmer souffre un peu de ne pas être totalement au diapason avec Emilie. Beaucoup d’enfants sont dans cette situation : ils ont plus à apprendre des grands et recherche leur compagnie, mais ils doivent tout de même subir régulièrement les effets du décalage d’âge.

Elmer connaît tous les raccourcis dans les champs, le comportement des animaux et de la nature en général. Emilie a donc elle aussi beaucoup à apprendre de lui mais, par fierté mal placée, elle fait toujours un peu comme si elle savait déjà tout ce qu’il lui montre.

 

MONSIEUR et MADAME LAVOINE

Quand ce couple de fermiers sans histoire a vu débarquer Emilie, il s’est simplement dit que la fillette avait trop grandi, qu’elle avait mangé trop de soupe. Mais Mme Lavoine s’est vite rendue compte que Emilie détestait la soupe (du moins avant de découvrir celle de sa composition !). De là à ce qu’ils croient à la version de la fillette : il existerait quelque part un monde à sa taille ! Mr et Mme Lavoine ne peuvent tout simplement pas croire à l’existence d’un monde plus haut. « A quoi cela servirait-il ? Celui-ci est déjà assez grand comme ça ! ».

Chez les Lavoine, à la différence de chez Emilie, on regarde peu la télévision. Il faut dire qu’il n’y a qu’une seule chaîne, et que ce moment est plus l’occasion pour eux d’être ensemble. La musique qu’ils écoutent a tendance à exaspérer Emilie qui la trouve un peu crincrin. Pourtant, ils ont l’air tellement heureux quand ils en écoute qu’Emilie cherche régulièrement  à en mieux comprendre l’intérêt. Un vrai mystère…

Face à Emilie, ils réagissent comme ses parents réagiraient s’ils en avaient le temps et moins de soucis. Ce sont des parents ‘parfaits’ : là où la maman d’Emilie s’emporte et gronde, la maman d’Elmer reste calme mais ferme.

Dans la vie réelle, Emilie est élevée par sa mère seule. On suppose des parents séparés ou une famille monoparentale. Cette absence de père pour Emilie influence bien entendu les rapports qu’elle entretient avec Mr Lavoine. Une grande estime entre eux est perceptible. Le père d’Elmer n’agit jamais avec autorité face au besoin d’indépendance d’Emilie ou ses éventuels caprices. Du bon sens, de l’humour et de la fermeté, voilà qui déstabilise suffisamment la fillette pour couper court aux plus absurdes revendications. La balle se retrouve rapidement dans le camp d’Emilie et la remise en cause personnelle est incontournable. Il faut tout de même préciser que, malgré leur petite taille et leur bonté naturelle, le couple de fermier n’est pas du genre à abriter une paresseuse dans leur grange. Les caprices et les mauvaises habitudes d’Emile ne passent pas dans ce milieu agricole où la vie n’est pas toujours facile.

 

NINI

 C’est la petite sœur d’Elmer. Elle a 11 mois et elle est sur le point de marcher. Emilie l’adore et avec elle (échelle oblige), la fillette peut véritablement avoir la sensation de jouer à la poupée. Emilie se retrouve quelque fois en situation de baby-sitting et, malgré quelques maladresses, on peut dire qu’elle s’en sort plutôt bien. Pour donner son biberon plus vite à une Nini affamée, il n’est pas rare qu’Emilie saisisse directement la vache, puis dirige le pis vers la bouche du bébé 

 

LE KINOUBI

         Entre rongeur et félin, cet aimable personnage rondouillard mesure à peu près la taille d’Elmer. C’est dire s’il est grand, comparé aux autres petits animaux de son espèce. Il est d’ailleurs le seul animal extraordinaire dans ce monde peuplé de vaches, moutons et animaux de ferme. Le Kinoubi comprend et sait parler le langage des animaux. Il possède une poche sur le ventre dont il extrait parfois des choses. Cette poche est dotée d’une fermeture éclair, signe de son appartenance au monde des sacs et à celui des cousins du kangourou.

Le Kinoubi est énigmatique et mystérieux.  Cependant il n’est pas omniscient et reste un personnage naïf et pur. En aucun cas, il ne s’agit d’un mentor manipulateur. Rêveur, la tête dans les nuages, il est un enfant lui aussi.

Lorsqu’il se trouve en situation de simple sac à bretelles, le Kinoubi demeure immobile. En revanche, dès que la fillette a le dos tourné et que la situation l’impose, le Kinoubi cligne un œil, puis l’autre avant de bondir. Il parle en courtes devinettes rimées et rassure quand il le faut Emilie sur le fait que dans son monde, le temps n’a pratiquement pas bougé et sa mère toujours occupée à la même tâche.

Parfois Emilie aimerait rentrer plus tôt chez elle, et elle lui demande qu’il lui indique le chemin du retour. Mais, quand tout se passe bien à la ferme, c’est à lui de rappeler à Emilie qu’un de ces jours, elle devra rentrer. Pour pouvoir retourner chez elle, Emilie doit « être prête ».

 Ce n’est pas le Kinoubi qui est en mesure de le déterminer, encore moins Emilie. Si cette dernière cherche régulièrement des issues pour retourner plus vite vers son monde, les indices donnés par le Kinoubi concernent les moyens d’être prête pour un retour. C’est donc dans ce but qu’il aide Emilie, mais lui-même ne connaît pas le moyen de rentrer. Tout ce qu’il sait, c’est que la chose interviendra quand Emilie aura vraiment compris la valeur des gens et des sentiments.

 

FIONA

  Fiona n’a qu’un an de plus qu’Emilie, mais elle pense être en droit de la commander. Véritable terreur de la cour de récré, Fiona règne sur la majorité des autres enfants. En voyant débarquer Emilie en classe, elle a bien cherché à l’intégrer dans sa bande afin de mieux la contrôler. Malheureusement pour elle, s’il y a une chose qu’Emilie déteste par dessus tout, c’est bien qu’on la commande ! Depuis, Fiona regarde Emilie d’un sale air. Comme elle n’est pas de taille à se confronter directement à la Géante, elle complote sournoisement dans son dos. Emilie va devoir apprendre à se défendre d’une autre manière, car sa force physique ne lui est d’aucun secours face à une peste insaisissable qui fait ses coups en douce et s’arrange pour ne jamais l’affronter directement.

 

BABETTE

 Ancien souffre-douleur de Fiona, Babette a été ‘sauvée’ par l’arrivée d’Emilie. Cette fillette extrêmement timide et peu sûre d’elle a perdu ses parents et vit avec sa grand-mère. Elle n’a aucune confiance en elle, et Emilie va lui apprendre à la fois à se faire respecter, et à se respecter soi-même. La vie d’Emilie fascine littéralement Babette qui n’avait jamais imaginé qu’on puisse mener une existence aussi gâtée. De son côté, Emilie découvre en compagnie de Babette que d’autres enfants peuvent avoir une vie nettement moins rose que la sienne.